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Une famille indienne, une mariée américaine, un couple installé au Texas et un château du Languedoc pour les réunir : le mariage de Milan et Madelyn, le 3 octobre 2026, ne ressemblait à aucun autre. Ils avaient choisi le Château Sainte-Cécile, à Saint-Thibéry, dans l’Hérault, et j’ai eu la joie d’en assurer la musique.
Château Sainte-Cécile, Saint-Thibéry : une folie vénitienne au milieu des vignes
Entre Pézenas et Béziers, à moins de deux heures de route de Toulouse, le Château Sainte-Cécile est ce qu’on appelle une « folie » : façade florentine, colonnes corinthiennes, lions vénitiens sur la terrasse et escaliers à balustres. Le domaine a vécu de la vigne et de la distillerie, puis a appartenu à la famille de Saint-Exupéry : Antoine y passait ses vacances avant la guerre, et un vieux vélo qu’on dit être le sien est exposé dans l’une des salles. Autour, un jardin à la française, une chapelle, un patio planté d’un olivier. Pour recevoir : une salle voûtée, une salle de l’écurie et une orangerie, jusqu’à 200 invités assis, avec des chambres sur place. Côté DJ, une règle à connaître : le château fait signer une charte sonore, avec limiteur sur la piste extérieure, enceintes tournées vers les vignes et musique coupée à 4 h.
Deux jours, trois cultures
La fête avait commencé la veille avec un Sangeet, la soirée de chants et de danses de la tradition indienne. Le samedi s’est ouvert sur une cérémonie indienne traditionnelle : Milan en turban rouge et longue veste brodée, pieds nus sur le seuil, une guirlande d’œillets d’Inde posée sur une chaise, les invitées assises, la tête couverte d’un voile.

Plus tard dans l’après-midi, changement de décor : Milan et Madelyn ont échangé leurs vœux face à leur officiante, dans une salle de pierre et de brique éclairée par une immense fenêtre cintrée. Les œillets d’Inde orange étaient encore là, mêlés aux fleurs rouges et roses, comme un fil tendu entre les deux cérémonies. Dans les rangs, saris et turbans côtoyaient costumes et robes de cocktail.

Dehors, sous les platanes, un grand miroir souhaitait la bienvenue aux invités, avec la date écrite à l’américaine : 10.03.

Sous la voûte, une seule piste
Le soir, tout le monde s’est retrouvé sous la voûte, les murs de pierre baignés de lumière violette. Milan et Madelyn ont ouvert le bal sur le sol en damier noir et blanc, sous le vieux vélo accroché au mur, au milieu d’un cercle d’invités.

Au micro, je passais de l’anglais au français pour que personne ne reste au bord de la piste. Et la piste s’est remplie : des chapeaux de cowboy au milieu des tenues de cérémonie, un casque boule à facettes, et même le photographe qui dansait, l’appareil à la main.

Ce que j’en retiens
Un mariage entre plusieurs cultures se prépare d’abord avec les bonnes questions : qui sera là, d’où viennent les invités, quelles langues ils parlent, ce qu’ils auront déjà vécu la veille. Avec Milan et Madelyn, tout s’est fait à distance, depuis le Texas : une première visio plus d’un an avant, puis le Prélude, notre parcours de préparation en ligne, et une visio d’une heure un peu plus de deux semaines avant le jour J pour caler le déroulé.
Autre leçon, plus pratique : renseignez-vous tôt sur les règles sonores de votre lieu. Ici, la charte était signée des mois à l’avance. Une fois ce cadre posé, on peut se concentrer sur l’essentiel : faire danser ensemble des gens qui ne partagent ni la même langue ni les mêmes musiques.
Le lieu : Château Sainte-Cécile.
Photos : Nanobox.
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